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Des affaires de blog

INTERNET. L’échangeur Bordeaux-Aquitaine recevait mardi deux des auteurs canadiens de « Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires… »


Je blogue, tu blogues, il et elle bloguent. Ils sont désormais 130 millions à bloguer dans le monde, peut-être même près de 300 millions. Les chiffres divergent, tout comme les motivations des blogueurs. Pour inciter les dirigeants d’entreprises à prendre le train en marche, la CCI et l’Echangeur Bordeaux Aquitaine ont invité Philippe Martin et Claude Malaison, deux Canadiens coauteurs du livre collectif « Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires ? ».

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Pour Philippe Martin, le blog « est un média », tandis qu’un site Internet « est de l’info ou de la com. ». Pour bien marquer la différence, Philippe Martin précise : « Quand on met un site en ligne, il est terminé, tout est identifié. Pour un blog, c’est l’inverse : il commence sa vie quand on le met en ligne. Au début, le blogueur va mettre de l’écrit, puis ajouter des photos, du son, des vidéos… »


Un logiciel utile. « En fait, ajoute Philippe Martin, le blog est un logiciel qui contient un éditeur de contenu (pour écrire directement ou transférer un contenu), un moteur de recherche pour retrouver les anciens articles, un archivage automatique, des notifications par fil RSS, des commentaires, des tags (mots clefs pour s’y retrouver ou classer), des liens favoris.»
Certes, le vocabulaire n’est pas toujours à la portée d’un chef d’entreprise quinquagénaire, mais dans la pratique, c’est plus facile à gérer qu’un contrôle fiscal.


L’ogre Google. Les blogs ont d’abord été alimentés par des journaux intimes, des carnets de voyage, des fourre-tout pour passionnés, des épanchements d’internautes d’humeur vagabonde ou à la conscience politique bien trempée.

« La deuxième vague sera celle des blogs d’affaires », prédit Philippe Martin. Notamment grâce à l’excellent référencement des blogs dans les moteurs de recherche : « Un blog sème des cailloux numériques dont se nourrissent les robots de l’ogre Google.»

Les entreprises peuvent ainsi accéder au monde fabuleux des blogs de différentes manières.« Le blog du chef d’entreprise qui peut ainsi parler directement à la fois à ses employés, à ses fournisseurs et à ses actionnaires ; le blog d’experts, des employés, des microblogs spécifiques à une campagne de publicité, etc. »

Il existe aussi d’autres manières intelligentes de créer un blog, « comme cette chaîne de grande surface aux USA qui, chaque fois qu’elle prévoit une implantation ouvre un blog pour proposer les plans aux riverains, mesurer l’impact environnemental et susciter des commentaires. »


Entreprise 2.0. Claude Malaison a quant à lui commencé par poser les bases de ce que l’on appelle aujourd’hui « l’entreprise 2.0 » et qui se mesure à l’aune des Nouvelles (mais plus si nouvelles que ça) technologies de l’information et de la communication. « Aux Etats-Unis, 93% des 12-17 ans utilisent quotidiennement Internet et 64% d’entre eux créent quotidiennement du contenu. Ils vont transposer leurs habitudes dans l’entreprise et si l’entreprise ne leur fournit pas les outils, ils iront voir ailleurs.»

Parmi ces outils, les blogs (ou plutôt les « blogues » en version québécoise) vont, toujours selon Claude Malaison, permettre de participer à la création d’une « mémoire d’entreprise ». Les blogs deviennent des carnets de suivi de projet, de campagne ou de maintenance.Ils servent de suivi de réunion, de veille, d’exposition et d’expertise… A condition de répondre à certaines règles : « N’embarrassez pas vos lecteurs, discutez de ce que vous connaissez, faites attention à l’orthographe…»

Bref, soyez intéressants. Et si vous voulez en savoir plus, Claude Malaison a la solution : « Tapez mon nom dans Google !»

Isabelle Le Blanc
emploi@sudouest.com