Sans le bac mais pas sans avenir
FORMATION. Ne pas avoir son bac n’est pas une fatalité. Si les solutions pour poursuivre ses études existent, elles sont peu nombreuses et demandent ténacité et motivation
« Si c’était une première tentative, le premier conseil à un candidat malheureux est bien évidemment de retenter sa chance », affirme Odile Lacroix, directrice adjointe de l’Onisep Aquitaine, « 2 candidats redoublants sur 3 obtiennent leur bac. On peut également représenter l’examen comme candidat libre, en le préparant par le CNED par exemple, mais c’est plus difficile. Le taux de réussite lors de la deuxième tentative n’est plus que de 46%. » Il est éventuellement possible de repasser son bac en changeant de série (de S à ES par exemple) ou de préparer un bac professionnel en un an[1]. Les notes obtenues au bac, même en cas d’échec, sont importantes : on garde le bénéfice des notes supérieures à 10/20 pendant cinq ans. D’autre part,si un élève échoue mais a eu au moins 8/20 de moyenne au bac, il obtient le CFES (certificat de fin d’études secondaires) qui atteste d’un « niveau bac » et permet de s’inscrire à certains concours et formations.
2. Suivre une
formation dans l’enseignement supérieur
En cas de nouvel échec ou de refus de repasser l’examen, il existe quand même quelques passerelles permettant à ceux qui ont le « niveau bac » de poursuivre leurs études. Les choix sont néanmoins limités et les chances de réussite dépendent beaucoup de la motivation et du projet professionnel. En théorie, il est possible de postuler pour les places vacantes dans les BTS public mais la concurrence est rude. Il est souvent plus facile d’obtenir une place dans un BTS privé qui accueillent plus de non-bacheliers.
Les CCI (chambres de commerce et d’industrie) proposent également des formations accessibles aux non-bacheliers dans divers secteurs.
Pour les plus motivés, la capacité en droit permet de rejoindre la fac de droit en deux ans et d’obtenir un certificat de capacité en droit. Il suffit pour cela d’avoir 17 ans. L’université Bordeaux IV propose cette formation qui est aussi accessible par le CNED. « En réalité, on ne conseille plus vraiment la capacité en droit », prévient néanmoins Martine Barthe, conseillère d’orientation au CIO de Mérignac. « Dans les faits, c’est très difficile. Le niveau de qualification a augmenté partout. Il faut être extrémement motivé si l’on veut espérer réussir en fac de droit sans avoir le bac ». 20% seulement des étudiants rejoignent effectivement la fac de droit.
Des filières spécialisées sont également proposées dans certains secteurs comme l’animation sportive et culturelle, la santé et le social, la distribution ou l’art. Dans le domaine de la santé, les formations sont souvent sélectives, avec un concours d’entrée. « J’ai échoué deux fois à mon bac S mais j’ai quand même réussi à travailler dans une branche qui m’intéressait. J’ai passé le concours d’auxiliaire de puériculture. Un concours assez compétitif que j’ai tenté plusieus fois mais qui m’a permis de trouver du travail à l’hôpital des enfants à Pellegrin », témoigne Gaëlle Manet, 28 ans.
3.Reprendre ses
études plus tard
Le DAEU (diplôme d’accès aux études universitaires) permet de rejoindre l’université sans avoir le baccalauréat et de poursuivre des études supérieures. Pour préparer le DAEU, il faut être âgé d’au moins 20 ans et justifier de deux ans d’activités professionnelle à temps plein ou à temps partiel. Il existe un DAEU littéraire (A), proposé par l’université Bordeaux 3, et un DAEU scientifique (B), préparé à Bordeaux 1. « Les jeunes qui se sont confrontés au monde du travail ont généralement plus de maturité et de réalisme. Ils sont souvent mieux préparés à construire un projet professionnel », explique Martine Barthe. Mieux vaut ne pas trop tarder pour reprendre ses études car il est parfois difficile de se remettre aux matières les plus scolaires.
4. Entrer directement
dans la vie active
Outre l’armée qui
permet de rejoindre directement le monde du travail, les concours de la fonction publique de catégorie C sont
accessibles aux non-bacheliers. Ils concernent des postes d’agents
administratifs ou techniques. La concurrence est cependant sévère car les
concours sont ouverts à tous. Il existe un autre mode de recrutement sans
concours pour entrer dans la fonction publique : le PACTE (Parcours d’accès
aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et d’état). Ce
dispositif est ouvert aux jeunes de 16 à 26 ans sans qualification.
Dans tous les cas, la motivation est un élément déterminant.
« Si un jeune est très déterminé, il faut qu’il se batte pour défendre son
projet, même si les chances sont minces, comme pour entrer dans un BTS public
par exemple », insiste Odile Lacroix.
Rencontrer un conseiller
d’orientation est également nécessaire car cela permet de faire le point.
Martine Barthe témoignne : « Quand je reçois un jeune qui a raté son
bac, j’essaie de comprendre avec lui les raisons de cet échec. C’est souvent
l’occasion de construire un projet qui corresponde mieux à son profil.
Malheureusement, nous sommes confrontés à l’étroitesse de l’offre existante.
Mais on essaie de montrer au jeune comment aller de l’avant ».
Article de Claire-Hélène Bouzgarrou
[1] Un seul lycée propose un bac professionnel comptabilité, secrétariat en un an pour bac ou niveau bac L, ES, S, STG : Lycée privé Saint Augustin (Bordeaux) : 05 57 81 15 70



noureddine dit :
je m’apelle noureddine jai 23 ans est jai le niveaux bac est je suis moniteur d’enfants dans la maison de la jeunesse est je cherche comment pour terminer mex etudes sans avoir le bac
ndala kevin dit :
bonjour j’ai une mention complémentaire niveu 4 en installation thermique je veut poursuivre mes études sens avoir un bac et essayé l’université j’ai 20ans merci de m’aider